La boulimie touche essentiellement les femmes


Les personnes atteintes de boulimie apparaissent souvent, contrairement à ce qu’elles vivent au quotidien, comme étant sures d’elles, très soucieuses de leur apparence physique. On les envie même, parfois, tant qu’on ne sait pas par quelles souffrances elles passent, souvent, loin du regard des autres.

Ce que l’on constate, c’est que ces personnes ont une réelle préoccupation pour leur poids et vont essayer d'éliminer la nourriture ingérée, à tout prix, soit en jeûnant, soit en se faisant vomir, le tout assorti d’un immense sentiment de culpabilité.

Les femmes représentent la majeure partie des boulimiques et alternent, malgré elles, entre les phases durant lesquelles elles ingèrent de grandes quantités de nourriture sans parvenir à se contrôler et d’autres phases où elles ne mangent plus rien ou presque, afin de contrebalancer l’excès de nourriture, néfaste à leur équilibre pondéral.



Comprendre comment une personne devient victime de ce type de comportements.


Passons en revue les principaux facteurs présents chez nombre de personnes boulimiques :


  1. Nos sociétés occidentales privilégient bien souvent l’apparence physique au détriment du reste, notamment toutes les facultés et qualités dont l’humain peut faire preuve. Les magazines de mode, les régimes miracles, encore mieux, les potions magiques qui font fondre la graisse sans régime et j’en passe…font encore et toujours la promotion du corps parfait ! La pression ne diminue pas concernant les critères de beauté standardisés imposées massivement aux femmes. La femme se doit d’être belle, mince, voire très mince, musclée, dynamique. Elle doit rester éternellement jeune et souriante et ce, en toute circonstance, sinon elle sera facilement étiquetée comme quelqu’un de paresseux, sans volonté, n'ayant aucun respect de sa personne, voire des autres. Ce dictat s’exerçant essentiellement sur les femmes, on comprend mieux que la boulimie touche surtout cette catégorie de la population et que cela commence dès l’adolescence chez les jeunes filles, qui voient peu à peu leur corps d’enfant prendre des courbes et se préparer à sa forme adulte, période où la pression sociétale concernant les canons de la beauté a un impact d’autant plus fort. Posez-vous la question : combien de fois par semaine, croisez-vous dans la rue, des femmes identiques à celles aperçues dans les magazines, sincèrement ?

  2. L’estime de soi est en lien avec la perception que l’on a de son corps, c’est-à-dire que, consciemment ou non, la personne croit que sa valeur personnelle augmentera si son poids et sa silhouette se rapproche de la représentation qu’elle se fait d’un corps idéal ou parfait. Cela a pour conséquence, que lorsque son image ne la satisfait pas, cela va largement impacter l’estime qu’elle a d’elle-même. On comprend donc qu’elle soit prête à tout pour maigrir, mais ce sont, hélas, ces exigences très élevées vis-à-vis de son corps qui vont générer et empirer le problème.

  3. Le corps trop souvent privé de nourriture et donc de nutriments essentiels va souffrir de ces carences et générer des rattrapages alimentaires incontrôlables. Quand la personne boulimique descend en dessous d'un certain seuil qui permet au corps de maintenir ses différents équilibres homéostatiques, ce dernier mais aussi le cerveau vont réagir à ce manque de nourriture. Le corps, lui, va diminuer la quantité d'énergie qui lui est normalement nécessaire pour vivre, alors que l’on ingère beaucoup moins de nourriture, le poids va stagner, voire augmenter. D’autre part, on observe que les personnes, qui se privent beaucoup, sont plus irritables, ont des sauts d’humeur, des problèmes de mémoire, de concentration… pour les pathologies les plus légères.

  4. La relation aux autres est souvent mal vécue, car source de souffrance, comme les remarques désobligeantes, les regards réprobateurs, à l’école mais également une fois adulte. Alors qu’une personne qui a une bonne image d’elle-même, ne fera pas cas de la bêtise humaine et continuera son chemin, l’obsession pour son corps va pousser la personne boulimique à se persuader que le contrôle alimentaire et pondéral va résoudre tous ses problèmes, qu’ils soient d’ordre physiologique ou psychologique. C’est alors que va commencer le cycle infernal des échecs et de l’aggravation de la faible estime de soi.


Il est primordial que comprendre que notre corps, notre cerveau travaillent de concert, 24 heures sur 24, à notre bonne santé et à notre survie. Quand vous privez votre organisme des calories, nécessaires à son bon fonctionnement, de nutriments essentiels comme les lipides, les sucres, les protéines, indispensables quotidiennement à nos cellules, le cerveau va vous pousser irrémédiablement à remanger, et remanger plus, à stocker en prévision de la prochaine « famine » que vous allez lui imposer. C’est ce qui se produit systématiquement après un régime car, entre la survie de votre organisme et votre rêve de silhouette idéale, votre cerveau choisira sans aucun état d’âme votre survie. Pour quelqu'un qui se retient de manger des calories, cela se concrétise par une crise de boulimie.


Absorber des calories, c’est tout aussi essentiel que respirer ou dormir. Les personnes, qui se privent de nourriture, sont persuadées qu’elles vont maigrir. Au début, ça marche mais peu de temps car rapidement, va s’enclencher, parallèlement, le phénomène du rattrapage alimentaire, expliqué précédemment, qui va faire, qu’au final, la personne va manger plus que si elle ne s’était pas privée et le payer par plus de kilos qu’au départ et se sous-estimer encore plus.


Ce cercle infernal est puissant et certaines femmes, qui ont expérimenté cela, veulent trouver une solution à leur problème mais le piège s’est refermé sur elles et elles se sentent littéralement perdues, au milieu de toutes ces règles alimentaires scandées, auxquelles elles ont cru, qu’elles ont suivi scrupuleusement, privilégiant les fruits et les légumes au détriment d’autres aliments, cinq repas par jour, beaucoup le matin et très peu le soir…. De nombreuses études scientifiques montrent que l’obésité a augmenté significativement après l’apparition de ces « normes » alimentaires.


Venir à bout de ce fléau, c’est possible.

Premièrement, il faut prendre conscience que notre corps est prodigieusement complexe et intelligent. Comme il gère notre respiration, notre température et bien d’autres fonctions vitales, de manière autonome, il a les capacités innées de réguler notre alimentation. Pour enrayer le trop célèbre effet yo-yo, l’habitude de manger parce-que c’est l’heure alors que l’on n’a pas faim, il est essentiel de réapprendre à se reconnecter à nos ressentis de faim et de satiété, afin de d’être en mesure de faire la différence entre vraie faim physiologique et fausse faim « émotionnelle ».


Ensuite, il faut, parallèlement, travailler sur l’estime de soi, nos stress, nos croyances erronées, qui entravent notre bien-être et poussent à manger plus que ne réclame le corps.


Manger c’est fait pour se nourrir et ce doit être également un moment de plaisir, de convivialité, en choisissant ce que notre corps nous réclame et non ce que notre mental nous impose. Il faut comprendre que si votre corps vous réclame du chocolat et que vous lui donnez des épinards, tôt ou tard, il vous fera quand même manger le chocolat… en plus des épinards. Dans ce cas, vous vous infligez une double peine : vous commencez par vous priver de ce qui vous fait envie et ensuite vous le mangez quand même, donc si votre corps n’avait besoin que du chocolat, par exemple, riche en nutriments, il va stocker les calories des épinards dont il n'avait pas besoin. Une fois, cela représente peut-être peu de calories, mais jour après jour, ces quelques calories additionnées finissent par peser lourd sur la balance !


La méthode Meer® : une approche efficace et pérenne qui a fait ses preuves


Grâce à la méthode Meer®, j’aide les personnes à se réconcilier avec elles-mêmes, à reconstruire une harmonie entre le corps et l'esprit. Cela passe par la reconnexion à ns ressentis physiologiques, au plaisir de manger des aliments que l’on aime, sans en diaboliser aucun. Sereinement, mes clientes lâchent les compulsions, les kilos superflus et apprennent également à ne plus culpabiliser, à reprendre confiance en elles, à s’écouter. Elles créent elles-mêmes, pas à pas, un cercle vertueux, dans lequel elles puisent, chaque jour, une bien meilleure estime d’elles-mêmes, de la tolérance et posent un regard bienveillant sur leur belle personne.


Qu’est-ce qui fait que les personnes que j’accompagne retrouvent une relation saine avec la nourriture ? C’est qu’elles s’autorisent à remettre en cause leurs convictions erronées vis-à-vis de la nutrition et d’elles-mêmes et donc à changer pour un corps et une existence apaisés.